Investissement en capital humain et développement local. Analyse des pratiques d’apprentissage professionnel dans les métiers du bâtiment dans la région de butembo en république démocratique du congo

Auteurs-es

Florent KAMBASU KASULA
Université Catholique du Graben

Mots-clés :

Butembo, Capital humain, Développement local, Apprentissage professionnel informel, Métiers du bâtiment, Reconnaissance et certification

Synopsis

Dans quelle mesure les pratiques d’apprentissage professionnel dans les métiers du bâtiment peuvent être considérées comme un investissement en capital humain ? La réponse à cette question principale soutenue par d’autres similaires a orienté cette recherche en essayant de concilier apprentissage de la maçonnerie sur les chantiers et investissement en capital humain. À cette ère d’une nouvelle économie fondée sur la connaissance, il semble bien saugrenu de traiter des apprentissages traditionnels et informels dans une société de la connaissance où l’éducation constitue la base de l’investissement en capital humain. Le mot d’ordre semble tellement clair qu’il est très aisé d’affirmer sans ambages : « Qui s’instruit s’enrichit ». L’objet de cette étude ne consiste donc pas à élaborer un panégyrique de l’apprentissage sur le tas mais d’envisager des voies et moyens de certifier les compétences acquises dans l’exercice des métiers du bâtiment dans la mesure où il accueille un bon nombre des exclus du système scolaire.

De nos jours, d’aucuns reconnaissent encore volontiers que l’apprentissage sur les chantiers est traditionnel, dépassé et suranné. Pourtant, il est curieux aussi de constater que certains maîtres maçons, même ceux ayant reçu une formation formelle, préfèrent embaucher davantage les maçons dont les compétences sont acquises sur les chantiers que ceux dont les compétences et les qualifications relèvent de la formation formelle et reposent sur des titres scolaires et académiques officiellement reconnus. Ce paradoxe pousse donc à s’intéresser de la quintessence de cet apprentissage pour reconnaître finalement qu’il constitue un élixir contre le chômage et une entrée sur le marché de l’emploi de jeunes dont le niveau de qualification ou le stock en capital humain est très bas.

Traitant respectivement des notions liées au capital humain et au développement local, cette thèse est une application empirique de ces théories en région de Butembo en partant des pratiques liées à l’apprentissage professionnel des métiers du bâtiment sur les chantiers. Son souci majeur reste l’avenir de cet apprentissage et surtout des bénéficiaires en essayant de jeter quelques jalons et pistes dans le processus encore lointain de leur reconnaissance et certification par un titre professionnel. Schultz et Becker fondent les théories de l’investissement en capital humain sur le rôle de l’éducation, et Akerlof, sur la relation entre éducation et taux de salaire. Ici, le capital humain lié aux apprentissages professionnels informels est « la somme des compétences, des attitudes et de l’intelligence mais sous la contrainte de la motivation personnelle de l’apprenant et de l’environnement de l’apprentissage ».

Biographie de l'auteur-e

Florent KAMBASU KASULA, Université Catholique du Graben

Enseignant à l’Université Catholique du Graben, Florent KAMBASU KASULA a un diplôme d’Études Approfondies en Économie Rurale depuis 2013, après une licence en Économie de développement en 2007. Il vient d’y défendre depuis le 20 octobre 2021 sa thèse en Économie de Développement, orientation Économie de la connaissance.

Florent KAMBASU KASULA

##catalog.forthcoming##

15 octobre 2021

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Licence

Licence Creative Commons

Cette œuvre est sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International.

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Thèse de doctorat

Co-publisher's ISBN-13 (24)

978-02-01379-62-4

Date of first publication (11)

15/10/2021

Dimensions physiques

21cm##monograph.publicationFormat.productDimensionsSeparator##29cm##monograph.publicationFormat.productDimensionsSeparator##35mm