Où vont nos sols
Synopsis
L’objectif du présent livre est une contribution à une bonne compréhension au travers d’une série d’articles les différentes formes de pertes en sols selon les façons dont les hommes traitent et exploitent les sols. Nos différentes activités quotidiennes (labour, sarclage, balayage des cours, désherbages, entretiens routiers) ont un impact sur les propriétés physiques en rapport avec l’érosion hydrique et éolienne. Il ressort de cette étude que l’usage de la culture de couverture pendant l’interculture, semble avoir des effets positifs par rapport à l’amélioration ou au maintien d’une stabilité des agrégats du sol. Le Ray-grass (Lolium multiflorium) s’est montré plus performant quant à ce. Cette amélioration de la stabilité semble beaucoup être liée à la biomasse souterraine plutôt que de la biomasse aérienne. Malheureusement avec l’incinération des herbes avant semis et la mauvaise gestion des résidus des récoltes font que la plupart des sols contiennent très peu des matières organiques ce qui accentue leur vulnérabilité à l’érosion, en plus d’être acides, deux principales contraintes des sols tropicaux. Dans les conditions météorologiques tropicales, les eaux de ruissellement entrainent avec elles les particules du sol jusque dans les cours d’eau augmentant ainsi la charge solide de nos rivières. Cette importante charge solide des cours d’eau a des conséquences néfastes sur la gestion des ouvrages hydrauliques si son exploitation n’est pas bien pensée. De ce qui précède on peut suggérer la bonne gestion des sols et des eaux pour diminuer l’ampleur de l’érosion. Pour cela, l’aménagement antiérosif est à mettre en place dans toutes les communes et maintenir le couvert permanent surtout sur les principaux reliefs de la ville et un bon réseau d’égaux afin de gérer efficacement les eaux de ruissellement.
